Critique de 28 Years Later | Un film d’horreur qui mélange les styles

Cinq spectateurs ont quitté la salle en plein milieu du film. C’est tout dire sur 28 Years Later, une suite qui prend tout le monde à contrepied. Plutôt que de prolonger l’univers des deux premiers volets, le réalisateur choisit de tout réinventer. Le résultat? Un mélange surprenant entre les saisons les plus lentes de The Walking Dead et l’émotion brute de The Last of Us.

Cela fait presque trois décennies que le virus de la rage s’est échappé d’un laboratoire d’armes biologiques et, aujourd’hui, toujours en quarantaine impitoyablement appliquée, certains ont trouvé le moyen de survivre parmi les infectés. L’un de ces groupes de survivants vit sur une petite île reliée au continent par une seule chaussée fortement défendue. Lorsque l’un des membres du groupe quitte l’île pour une mission dans le coeur sombre du continent, il découvre des secrets, des merveilles et des horreurs qui ont muté non seulement les infectés mais aussi d’autres survivants.

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♬ Suspense, horror, piano and music box – takaya

Il faut le dire d’entrée de jeu : ce n’est pas un film de zombies conventionnel. 28 Years Later est avant tout un drame familial qui flirte avec l’horreur, sans jamais s’y abandonner pleinement. La première moitié adopte un ton grave et réaliste, très survival, tandis que la seconde prend des allures de road movie maternel, plus léger, parfois même sentimental. Ce changement de ton divise, mais il témoigne d’une prise de risque audacieuse.

Les scènes d’horreur sont rares — aussi rares que les victoires du CF Montréal cette saison — mais elles sont marquantes, portées par une réalisation tendue, un montage nerveux et une trame sonore immersive. Aaron Taylor-Johnson et son jeune partenaire livrent des performances intenses, à la hauteur des attentes.

28 Years Later ne plaira pas à tous, mais il mérite d’être vu. C’est un film polarisant, qui ose sortir des sentiers battus. Pour ma part, c’est la deuxième meilleure entrée de la trilogie.

Note : 3.5 / 5⭐ – Une suite inattendue qui divise, mais qui assume pleinement ses choix artistiques.

Fiche détaillée:

28 Years Later. Horreur de Danny Boyle. Scénario d’Alex Garland. Avec Alfie Williams, Jodie Comer, Aaron Taylor-Johnson, Ralph Fiennes, Jack O’Connell. États-Unis, Royaume-Uni, 2025, 115 minutes. En salle.