On m’avait prévenu : F1, c’est un film à voir sur grand écran. Mais ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est de ressentir physiquement l’intensité des scènes à un point tel que j’ai eu l’impression qu’on aurait dû m’attacher avec une ceinture de sécurité dans mon siège. J’ai eu la chance d’assister à l’avant-première de F1, le très attendu long métrage sur le monde de la Formule 1, et disons que les sensations fortes étaient au rendez-vous.
Sonny Hayes (Brad Pitt) était le prodige de la F1 des années 1990 jusqu’à un terrible accident. Trente ans plus tard, devenu un pilote indépendant, il est contacté par Ruben Cervantes (Javier Bardem), patron d’une écurie en faillite qui le convainc de revenir pour sauver l’équipe et prouver qu’il est toujours le meilleur. Aux côtés de Joshua Pearce (Damson Idris), diamant brut prêt à devenir le numéro 1, Sonny réalise vite qu’en F1, son coéquipier est aussi son plus grand rival, que le danger est partout et qu’il risque de tout perdre.
Dès les premières minutes, le film nous propulse littéralement sur la piste. Les scènes de course sont époustouflantes, filmées avec une précision chirurgicale, et l’immersion est totale, surtout grâce à une conception sonore hallucinante. Chaque virage, chaque changement de vitesse, chaque freinage brutal nous cloue à notre siège. Un conseil : voyez-le en IMAX si vous en avez la chance — c’est là que le film prend toute sa dimension.
Visuellement et techniquement, F1 rappelle l’adrénaline pure de Top Gun: Maverick. On est dans un univers de machines, de vitesse, de tension et de dépassement de soi. Et à ce chapitre, la production livre amplement la marchandise.
Mais là où le moteur cale un peu, c’est du côté du scénario. À 2h35, le film accuse certaines longueurs. Et malgré un bon rythme global, on sent que la structure narrative est assez classique. Par moments, le tout évoque Gran Turismo, autant dans l’approche que dans le traitement de l’ascension d’un jeune pilote.
Heureusement, ce sont les performances des acteurs principaux qui viennent relancer la course. Brad Pitt, charismatique et en pleine forme, forme un duo efficace avec Damson Idris, qu’on découvre ici dans un rôle très physique mais aussi émotionnellement juste. Leur chimie à l’écran est indéniable, et c’est elle qui donne au film une réelle humanité derrière tout le rugissement des moteurs.
En résumé, F1 ne révolutionne pas le genre, mais il s’impose comme un grand divertissement estival, parfaitement calibré pour le grand écran. Les amateurs de sports motorisés seront comblés, et même les néophytes devraient y trouver leur compte.
Un blockbuster assumé, efficace, et spectaculaire. Je donne un solide 4 / 5⭐
Merci à Warner Bros. Canada pour l’invitation à cette projection.
Fiche détaillée:
F1. Drame sportif de Joseph Kosinski. Scénario de Ehren Kruger. Avec Brad Pitt, Damson Idris, Javier Bardem, Kerry Condon, Sarah Niles. États-Unis, 2025, 156 minutes. En salle le 27 juin.





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